Images-sculptures, personnes et lieux liés
Le travail de Claire Hannicq se déploie entre plusieurs matières, principalement le bois, le verre et le métal.
Pour Hannicq, faire image « dans » la matière est une manière de s’ancrer dans un réel qui semble parfois éloigné des êtres connectés que nous sommes.
En partant de la matière elle s’inspire du tangible pour mieux révéler des liens immatériels qui relient les humains aux autres, à celleux qui les précèdent comme celleux qui les suivent. Car la transmission, l’héritage, les liens intergénérationnels sont des pistes dont elle se nourrit. Elle explore les questions de l’immatériel des pensées et des sentiments, de la tendresse et de l’attachement, de la réparation et du lien. Ses enfants influent sur sa pratique et l’inverse est probablement vrai.
Hannicq s’inspire principalement d’un vécu concret : la fréquentation d’un jardin et de ses habitant·es de toutes espèces, la redécouverte inlassable des personnes qui lui sont proches. Elle se lie aux personnes et aux lieux dans lesquels, en prenant racine, elle tente de faire territoire.
Les notions d’attachement, de tendresse, jalonnent les œuvres de Claire Hannicq. A travers des images-clefs (cordes, flèches, graines), des verbes-archétypes (lover, semer, réparer) elle maille les personnes, les images et les matières qui forment les tendresses.